De Jacmel à Paris : une voix haïtienne qui porte plus qu’un discours
Paris, le 26 mars 2026 — La finale du concours d’éloquence Eloquentia s’est tenue hier soir à la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt. À cette occasion, une jeune Haïtienne originaire de Jacmel, Abigaïl Alexandre, s’est distinguée par la qualité de sa prise de parole et la profondeur de son raisonnement.
Pour le mouvement citoyen Noubouke, ce type de parcours ne peut pas être regardé comme un simple fait divers. Il s’inscrit dans une réalité plus profonde.
Grandir dans un contexte d’incertitude
Grandir en Haïti aujourd’hui, c’est souvent devoir avancer sans cadre stable. Dans de nombreuses zones du pays, l’insécurité empêche les enfants d’accéder à l’école, fragilise les familles et limite les perspectives.
Pour le mmouvement citoyen Noubouke, ces réalités doivent être mises en lumière, car elles conditionnent l’avenir de toute une génération.
Jacmel : une réalité souvent oubliée
Originaire de Jacmel, ville de province, Abigaïl Alexandre incarne une réalité trop peu mise en lumière : celle de jeunes issus de territoires éloignés, qui doivent se construire avec des moyens limités.
À travers ce type de parcours, Noubouke rappelle que le talent existe partout, mais que les conditions pour le faire émerger ne sont pas égales.
Une réflexion tournée vers les enjeux du monde
Lors de cette finale, les candidates ont débattu autour d’une question centrale : l’intelligence artificielle creuse-t-elle les inégalités ?
Abigaïl Alexandre a défendu une position claire : les inégalités ne sont pas créées par la technologie, mais par les choix politiques, économiques et sociaux qui en sont faits.
Cette lecture rejoint une réflexion plus large portée par Noubouke : celle de la responsabilité des structures dans les déséquilibres actuels.

Une voix qui dépasse la scène
Sa prise de parole dépasse le cadre d’un concours. Elle incarne une jeunesse haïtienne capable de réflexion, d’analyse et d’expression, malgré les obstacles.
Pour Noubouke, chaque voix qui s’élève dans ce contexte devient un signal fort.
Un acte citoyen
S’exprimer, penser, défendre une idée : c’est aussi une forme d’engagement.
Dans un contexte où de nombreux jeunes ne peuvent pas aller à l’école, mettre en lumière ces parcours devient essentiel.
Parce que le potentiel est là Mais il doit être soutenu
C’est aussi dans cette logique que s’inscrit le travail de Noubouke.
Conclusion
Au-delà de la réussite individuelle, ce parcours pose une question essentielle : quelles conditions offrons-nous à notre jeunesse pour se construire ?
Cela pose aussi une responsabilité collective : celle de ne pas laisser ces parcours rester des exceptions, mais de travailler à en faire une réalité pour toute une génération.
Pour Nou bouke, il est essentiel de ne pas dissocier les parcours individuels des réalités collectives.
Et c’est aussi là que commence le travail citoyen.
Nous saluons cette performance, ainsi que les initiatives qui permettent à ces espaces d’expression d’exister et de se développer.
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